La lutte contre les nématodes

Rendement

Les nématodes à kystes peuvent provoquer des pertes de rendement importantes : jusqu’à 50% dans les zones touchées.

Viabilité des nématodes à kystes

Les nématodes à kystes peuvent survivre dans le sol de 10 à 20 ans, selon le climat.

Composition des kystes

Un kyste peut contenir jusqu’à 1000 larves.

Les nématodes

Les nématodes à kystes et à galles représentent une véritable menace pour la culture de la pomme de terre. Véritable fléau dans de nombreuses régions, ils peuvent provoquer des pertes de rendement et de qualité de la récolte importantes. De ce fait, ce sont des « organismes de quarantaine » ou « organismes de lutte obligatoire » et des mesures spécifiques doivent être prises.

Les principales familles de nématodes en pommes de terre

Nématode

Symptômes

Dégâts

Globodera rostochiensis

(Nématodes dorés)

Globodera pallida

(Nématodes à kystes blancs)

Plantes : nanisme, en foyer.

Racines : développement plus important et kystes visibles

Tubercules : légères nécrosent superficielles 

 

Pertes de rendement conséquentes (jusqu’à 50%) et petite taille de tubercule

Meloïdogyne spp.

(Nématodes à galles)

Plantes : nanisme

Racines : galles visibles

Tubercules : boursouflures, brunissement des tissus et masses blanchâtres sous l’épiderme

Pertes de rendement et tubercules déformés. Ils peuvent provoquer des dégâts dans de nombreuses cultures et adventices.

Ditylenchus spp.

(Nématodes libres)

Peu rapportés en pommes de terre

Peu de symptômes en végétation.

Tubercules : brunissement

Pertes de rendement et tubercules nécrosés 

 

Les nématodes à Kystes

Les deux principales espèces de nématodes à kystes (Globodera rostochiensis & Globodera pallida) sont spécifiques de la pomme de terre. Ils survivent dans le sol, à l’intérieur de kystes. L’éclosion des larves que contiennent les kystes est provoquée par les exsudats racinaires des pommes de terre, généralement au mois d’avril, si la température et l’humidité sont suffisantes. Les larves pénètrent le système racinaire, se développement (différents stades) et deviennent adultes. La fécondation par le mâle provoque la ponte de 100 à 1000 œufs. Ces œufs se développent à l’intérieur de la femelle, entrainant son grossissement et sa mort. De petites boules se forment à la surface des racines. La cuticule de la femelle se durcit alors, devient un kyste et se détache de la racine. L’objectif du kyste est la protection des œufs dans le sol, qui peuvent y survivre pendant de nombreuses années. Le nématode à kyste ne produit qu’une seule génération par an

Les nématodes à galles

Les œufs, d’abord blanc, ensuite brunâtres, sont pondus à la surface des racines, ou parfois à l’intérieur des tissus racinaires, sous forme d’amas gélatineux. Les larves en résultant passent par 4 stades. Le premier (J1) reste dans l’œuf (le « chorion »). Les deuxièmes stades (J2) larvaires sortent ensuite des œufs, se retrouvent libres dans le sol et recherchent un nouvel hôte. Ce stade est dit « infestant ». Dans les racines de l’hôte, leur alimentation provoque la formation de cellules géantes par la plante, qui assureront une source d’alimentation permanente nécessaire à leur développement. Ces cellules géantes provoquent la formation de galles à la surface des racines, en fonction des espèces de végétaux. Par la suite, ce 2ème stade larvaire se nourrit, enfle et arrête de s’alimenter pour passer aux 3ème et 4ème stade larvaires, peu importants dans le cycle. La dernière mue en stade adulte produit, soit des mâles en forme de ver, soit des femelles de forme ronde. Les mâles sont libres dans le sol, tandis que les femelles produisent jusqu’à 1000 œufs. La reproduction sexuée est extrêmement rare. Plusieurs cycles par an sont possibles pour la plupart des espèces, en fonction des conditions climatiques et des plantes hôtes.       

Le principal moyen de lutte est d’éviter l’introduction des nématodes dans les parcelles. Plusieurs leviers sont, dès lors, possible :

  • Utilisation de plants certifiés
  • Rotation des cultures rallongée dans les régions à risques
  • Eviter les repousses de pommes de terre dans les cultures
  • Nettoyage des machines agricoles, surtout après le passage dans une terre à risque ou infectée
  • Vigilance par rapport aux terres récupérées dans l’industrie agro-alimentaire (tares terre, …)

En cas d’infection avérée d’une parcelle, une intervention rapide est nécessaire fin de limiter la dispersion du pathogène et les dégâts à la culture. Syngenta propose une solution pour lutter contre les nématodes en pommes de terre :

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