You are here

Contrôle des insectes en escourgeon

Surface d’escourgeon

mosquito.png

La surface d’orge varie, en Belgique, entre 38.000 ha et 50.000 ha.  

Jaunisse nanisante de l’orge

icon.png

La nuisibilité en orge est variable mais peut amener à 100% de pertes de rendement

Pucerons des épis de l’orge

mosquito.png

Dans les cas les plus graves, les pertes de rendement en orge peuvent atteindre 25 q/ha.

A l’automne, les pucerons et autres nuisibles peuvent se manifester peu de temps après l’émergence de la culture. Leur nuisibilité est double. Ils transmettent surtout les virus de la Jaunisse nanisante de l’orge (JNO) affectant la plante et peuvent causer des dégâts directs par leurs piqûres alimentaires lorsqu’ils pullulent.

Les pucerons peuvent s’implanter dès l’automne mais les symptômes ne sont visibles qu’au printemps. Leurs attaques peuvent provoquer jusqu’à 100% de pertes de rendement en orge.

La jaunisse nanisante est apparait plus tôt et de manière plus marquée en orge qu’en froment. Elle se marque par des foyers de plantes atteintes, pouvant donner un aspect moutonné à la culture. L’entièreté d’une parcelle peut également être atteinte, comme ci-dessous. Les plantes présentent un jaunissement, une nanification, voire un dessèchement.

Quelles sont les situations à risque ?

  • Le semis précoce expose la culture plus longtemps aux insectes, et donc aux viroses.
  • Les automnes doux et des températures hivernales tardives allongent également la période d’activité des pucerons.
  • La présence de repousses de céréales dans l’environnement. En effet, la plupart des pucerons contaminant acquièrent le virus sur différentes plantes réservoirs (repousses, graminées sauvages,...).
  • La présence de champ de maïs à proximité
  • La présence de haies, friches, bois dans l’environnement proche

Comment lutter contre la jaunisse nanisante ?

La prévention est la meilleure manière de lutter contre les pucerons en céréales à l’automne. Responsables de la transmission des virus de la Jaunisse nanisante des orges (JNO), leur maîtrise demande une véritable anticipation. Une fois la plante infectée, aucune intervention n’est efficace.

La prophylaxie permet également de limiter les infestations de pucerons. Trois leviers principaux sont efficaces : le choix d’une variété tolérante, la destruction des repousses de céréales ainsi qu’un décalage de la date de semis.

Le seuil d’intervention contre les pucerons est atteint si 10% de plantes sont porteuses d’individus. Dès lors, une intervention foliaire permettra d’éviter les pertes de rendements. Le nombre d’interventions dépend de l’étalement des vols. Dans le cas d’un semis précoce, une à deux interventions peuvent être nécessaire afin de réduire les infestations.

560x465_cta-insectes.jpg 560x465_cta-insectes2.jpg

L'impact des virus en céréales