La lutte contre l’alternariose

Pertes de rendements

10-50% de la récolte peut être perdue à cause de l’alternariose entrainant une sénescence précoce.

Traitements

3 à 4 traitements par an sont nécessaires pour lutter contre l’alternariose.

 

Pathogènes

Deux champignons en cause: Alternaria solani, qui initie l’infection et Alternaria alternata qui s’installe ensuite.

Contre l’alternariose

Ces dernières années, les pommes de terre de consommation sont de plus en plus souvent affectées par l’Alternaria. Certaines variétés y sont plus sensibles que d’autres. L’Alternaria se développe le mieux lorsque les températures sont élevées. Et tout comme pour le mildiou, le traitement doit être préventif afin d’éviter la contamination de votre culture.

L’Alternaria survit sur les restes de feuilles et sous forme de spores dans le sol. Les premiers symptômes de l’Alternaria sont des taches bien délimitées brunes à marron foncé sur les feuilles. Ces taches affectent le haut de la feuille. Plus tard, des cercles concentriques typiques deviennent visibles dans ces grandes taches. Si les conditions sont propices, cette maladie peut se propager très rapidement et les feuilles meurent alors de façon prématurée, avec pour conséquence une perte considérable dans le rendement et le PSE (poids sous eau).

Pourquoi est-il si important de contrôler l’Alternaria?

Longtemps, l’Alternaria était considérée comme un parasite secondaire, ne venant se greffer que sur une plante en situation de faiblesse (carences, dégâts mécaniques, viroses, …).

  • Cette hypothèse se vérifie dans le cas d’Alternaria alternata puisqu’il s’agit d’un champignon saprophyte, c’est-à-dire vivant sur la plante sans lui nuire.
  • Même constat lorsque les symptômes d’Alternaria se confondent à des nécroses multiples comme par exemple, des brûlures d’ozone, des viroses…, mais ans ce cas, aucun remède n’existe.
  • Par contre, s’il s’agit d’Alternaria solani, la progression du parasite est continue et irréversible, puisque, non seulement l’Alternaria solani est capable de s’installer sur des tissus végétaux sains, mais ce « vrai parasite » produit des toxines pour envahir la plante (îlots jaunes autour des taches).

Eradiquer cette maladie, une fois bien installée, est illusoire… seule une bonne prévention préservera la culture.

Pourquoi accorder plus d’attention à l’Alternaria?

Voici quelques années, l’Alternaria était moins présente, à priori, ce qui s’expliquerait par plusieurs évolutions dans la culture des pommes de terre:

  • L’apport d’azote très raisonné pour « coller » aux besoins stricts de la culture, ne permettant pas à la pomme de terre de produire des feuilles compensatrices en cas d’attaque par l’Alternaria
  • L’apparition de nouvelles variétés pouvant subir des attaques plus précoces et plus graves encore, qu’en Bintje
  • La présence du mancozèbe, qui possédait un effet bien connu sur l’alternariose.

Pourquoi accorder plus d’attention à l’Alternaria?

Voici quelques années, l’Alternaria était moins présente, à priori, ce qui s’expliquerait par plusieurs évolutions dans la culture des pommes de terre:

  • L’apport d’azote très raisonné pour « coller » aux besoins stricts de la culture, ne permettant pas à la pomme de terre de produire des feuilles compensatrices en cas d’attaque par l’Alternaria
  • L’apparition de nouvelles variétés pouvant subir des attaques plus précoces et plus graves encore, qu’en Bintje
  • La présence du mancozèbe, qui possédait un effet bien connu sur l’alternariose.

Notre conseil

Comme l’évolution de l’Alternaria solani est explosive et que les symptômes de départ sont confus, nombreux sont les agriculteurs à avoir, dans le passé, payé au prix fort l’absence de lutte spécifique contre ce ravageur. C’est ainsi que depuis quelques années, le cultivateur de pommes de terre a intégré progressivement différents produits ciblant l’Alternaria, à la protection anti-mildiou. Comme cette stratégie ne demande pas d’intervention supplémentaire … autant prévenir que guérir!

 

Notre conseil

Comme l’évolution de l’Alternaria solani est explosive et que les symptômes de départ sont confus, nombreux sont les agriculteurs à avoir, dans le passé, payé au prix fort l’absence de lutte spécifique contre ce ravageur. C’est ainsi que depuis quelques années, le cultivateur de pommes de terre a intégré progressivement différents produits ciblant l’Alternaria, à la protection anti-mildiou. Comme cette stratégie ne demande pas d’intervention supplémentaire … autant prévenir que guérir!

 

Notre conseil : Débuter le traitement contre l’alternariose à temps

  1. Commencer tôt, dès la mi-juillet : la lutte contre cette maladie n’est efficace que si elle réalisée préventivement  
  2. Optez pour la solution 2-en-1 contre le mildiou et l’alternariose : Carial Star, Amphore Plus et Revus Top. 
    • Double protection persistante et facile d’emploi
    • Dose élevée de l’anti-Alternaria
    • Choix économique
  3. En alternance avec d’autres matières actives, comme l’Amistar. Les triazoles, comme le difénoconazole présent dans le Carial star ou l’Amphore Plus, sont significativement moins sensibles à la résistance à l’Alternaria que les strobilurines ou les carboaxmides Dans le cadre d'un suivi des résistances réalisé par Syngenta, il a été possible de démontrer dans plus de 250 échantillons d'Alternaria provenant de toute l'Europe en 2018 qu'Alternaria alternata et Alternaria solani sont toujours sensibles au difénoconazole.
  4. Traiter contre l’alternariose jusqu’à deux semaines avant le défanage