Un petit investissement à l’automne donne à l’orge d’hiver une belle longueur d’avance au printemps
En application d’automne du biostimulant VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION®, l’orge d’hiver sort de l’hiver plus vert et plus vigoureux. Les bactéries contenues dans le produit fournissent de l’azote à des moments où l’agriculteur ne peut pas encore fertiliser, ou n’en a pas encore le droit : par exemple lorsque le sol est trop humide, ou lorsque le premier apport n’est pas encore légalement possible. Cette disponibilité précoce en azote favorise un redémarrage rapide au printemps, induit un meilleur tallage et se traduit ainsi par un potentiel de rendement plus élevé.
« L’objet VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION® est resté plus vert que la référence pendant toute la saison », entame Ties Berkers.
Et le nombre de tiges avec épis était également plus élevé. La culture recelait un potentiel de rendement très important. Dans cet essai, les conditions météorologiques extrêmes ne nous ont malheureusement pas permis de valoriser pleinement ce potentiel, mais l’essai a clairement montré ce dont ces bactéries sont capables.
L’essai auquel Ties Berkers fait référence a été mené dans une parcelle d’orge d’hiver en conditions de production. Il comportait des objets avec des apports d’azote de 140 et 70 kg de N pur, eux-mêmes subdivisés en objets avec et sans VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION®. Le développement de la chlorophylle a été suivi tout au long de la culture à l’aide d’images satellites et de prises de vue par drone. « Il s’agissait donc d’observations objectives, sans intervention de l’œil humain », précise Ties Berkers. « Et dans tous les cas, l’objet traité était plus vert que la référence. L’écart de teneur en chlorophylle était en moyenne de 10 % en faveur des objets traités. Cette avance était déjà présente à l’entrée de l’hiver et, même après l’apport d’azote au printemps, la différence restait supérieure à 7,5 %. Nous avons également observé dans ces objets un nombre plus élevé de tiges et d’épis. L’objet 70 kg de N associé au produit comptait même davantage d’épis que l’objet recevant uniquement 140 kg d’azote. Les objets traités avec ce biostimulant présentaient donc un potentiel très important. »
Le traitement avec VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION® a eu un effet aussi bien sur la hauteur des tiges que sur le nombre d’épis par mètre carré. À 70 kg d’azote, le produit a apporté 28 % d’épis en plus, et à 140 kg, 13 % en plus. L’objet 70 kg d’azote associé au produit a même donné 11 % d’épis de plus que l’apport complet de 140 kg d’azote.
De l’azote dès le départ, même quand la fertilisation est difficile
Selon Ties Berkers, la force du produit s’exprime surtout lors des saisons où il n’est pas possible de fertiliser au moment optimal en sortie d’hiver. « Officiellement, en fonction des régions, la fertilisation n’est autorisée qu’à partir d’une certaine date, alors que la culture peut parfois avoir besoin d’azote plus tôt. Ensuite, c’est permis, mais le sol peut être trop humide pour y circuler sans dégâts. Dans ces situations, on profite dès le début du printemps de l’azote fixé par les bactéries à partir de l’air. En appliquant le produit au stade quatre feuilles à l’automne, les bactéries disposent de largement assez de temps pour coloniser la plante et les racines. On s’assure ainsi un bon départ au début du printemps. À cela s’ajoute le fait que VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION® dispose de deux enzymes nitrogénases. La nitrogénase est l’outil indispensable à la fixation de l’azote de l’air. L’une d’elles, la nitrogénase au vanadium, peut déjà être active à des températures plus basses, ce qui soutient précisément ce démarrage précoce après l’hiver. »
Valoriser le potentiel : ajuster stratégiquement la fertilisation
Dans cet essai, la fin de saison a été fortement marquée par des conditions météorologiques extrêmes. « Il y a d’abord eu une période relativement froide et humide, suivie d’un stress lié à la remontée brutale des températures. Le remplissage des grains n’a pas été optimal et l’orge d’hiver a ensuite subi une maturité forcée », se souvient Ties Berkers. « De ce fait, toutes les différences positives observées auparavant n’ont pas pu se traduire en rendement. Seul l’objet 70 kg de N associé au produit a encore montré un léger gain de rendement de 300 kg/ha. »
C’est aussi pour cette raison que Ties Berkers voit un intérêt dans une utilisation stratégique et dans la poursuite de l’optimisation de l’approche de fertilisation. « Nous conseillons, en cas d’utilisation de VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION®, de réduire légèrement l’apport de base au printemps. Notre objectif premier n’est pas l’économie, mais bien de laisser de la place aux bactéries. Celles-ci deviennent en effet plus actives à mesure que le besoin en azote de la culture augmente. De plus, cet azote peut toujours être gardé en réserve pour plus tard dans la saison, si nécessaire. En ne brûlant pas toutes ses cartouches d’emblée, on garde la possibilité d’ajuster. Un avantage supplémentaire du biostimulant est qu’en périodes plus sèches également, l’apport biologique continu d’azote peut aider à maintenir la croissance de la culture, lorsque l’ajustement par un engrais minéral est moins efficace ou moins praticable. »
Des résultats confirmés dans plusieurs pays et plusieurs cultures
Ties Berkers fait ici référence à des essais comparables menés en Allemagne en 2023 et 2024. « Sur un total de cinq essais, nous y avons observé que VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION® permettait de compenser en orge d’hiver une réduction moyenne de 40 kg d’azote. » Des effets similaires avec une application à l’automne ont également été observés ces dernières années dans des essais blé d’hiver en Allemagne, en Pologne et en Hongrie.
Essais de recherche et développement, Allemagne (2023-2024). Produit appliqué au stade quatre feuilles à l’automne. Les résultats montrent qu’une réduction d’azote de 40 kg de N pur peut être intégralement compensée.
Enfin, Ties Berkers ajoute que « VIXERAN®/NUVENIO®/NUTRIBION® est également intéressant en colza avant l’hiver, où des résultats constants ont été observés sur plusieurs années : davantage de biomasse après l’hiver et un rendement plus élevé. En Scandinavie, cette application est par exemple déjà largement utilisée », conclut-il.