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“Les thrips coûtent toujours des kilos sur les oignons, alors soyez vigilants !”

onion field
Maintenant que la plupart des oignons sont levés et que le désherbage se déroule bien, l’attention dans la culture de l’oignon peut (et doit) progressivement se déplacer vers la lutte contre les thrips. Tim Dheygere passe en revue les possibilités. Son principal conseil : « Voir des thrips, c’est traiter contre les thrips. »


« Ces dernières semaines, il faisait encore trop froid et parfois aussi trop humide pour les thrips », commence Tim Dheygere. « Mais on en a déjà observé dans les oignons d’hiver et les oignons de plantation, et les températures vont revenir vers des valeurs normales dans la période à venir. Les oignons semés les plus précoces atteindront bientôt le stade permettant une première inspection. À partir de 3 à 4 feuilles tubulaires, je conseille d’ouvrir régulièrement quelques plantes en les pelant, de préférence à différents endroits de la parcelle. Et s’il y a des alertes thrips via le suivi des insectes, une visite de votre parcelle d’oignons devient vraiment indispensable. »

La lutte contre ce petit insecte est une affaire sérieuse, souligne le conseiller en protection des cultures de Syngenta.

Une attaque de thrips coûte toujours de l’argent. Si ce n’est pas par des dégâts directs de nutrition, c’est par une croissance ralentie ou par une moins bonne absorption des produits de protection des cultures. Il faut donc intervenir le plus tôt possible afin d’éviter une montée rapide des populations. Voir des thrips, c’est traiter contre les thrips.

Autorisation d’urgence

Le choix de produits pour lutter contre les thrips ne s’est pas élargi cette année. Dheygere : « Movento et Batavia ont perdu leur autorisation régulière, mais une autorisation d’urgence a heureusement été accordée pour une application avec l’un ou l’autre des produits contenant du spirotétramate. En raison de leur action systémique ascendante et descendante, j’utiliserais toujours Movento ou Batavia pour le premier traitement. On dispose ainsi d’un produit puissant qui agit sur toutes les parties de la plante. »

Deux semaines après ce premier traitement, le producteur doit vérifier s’il reste des thrips actifs. « Si c’est le cas, un traitement avec Minecto One peut apporter une solution », poursuit Dheygere. « Ce produit n’est autorisé qu’une seule fois par saison également : il faut donc l’utiliser de manière ciblée et soigneuse. »

La technique de pulvérisation est cruciale

Comme de nombreux insecticides ne peuvent être appliqués qu’un nombre limité de fois, il est crucial d’exécuter ces traitements le plus soigneusement possible pour un résultat optimal. « Mon conseil est de toujours appliquer les insecticides seuls », continue le conseiller. « Ils imposent souvent des exigences spécifiques en matière de conditions et de technique de pulvérisation. Si on les mélange à un autre traitement, on arrive vite à un compromis et le risque d’un effet décevant augmente. »

Selon Dheygere, l’essentiel est d’amener le produit au bon endroit. « Pulvérisez de préférence le matin, lorsque la culture est encore humide de rosée. Utilisez beaucoup d’eau et des gouttes grossières. Toutes ces mesures augmentent les chances que le produit atteigne le cœur de la plante d’oignon, là où il doit agir. Avec Minecto One, ajoutez toujours une huile lorsque vous le pulvérisez seul : cela renforce également l’efficacité. »