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Sécurité alimentaire

Être certain que ce que nous mangeons est sain et sûr. C’est le souhait de chacun. Pour le consommateur, cela signifie en principe le moins possible de résidus de produits phytosanitaires dans les aliments.

Pour répondre à cette demande, l’industrie alimentaire exige de ses fournisseurs qu’ils limitent autant que possible la présence de ces produits (résiduels).

Même jusqu’à des niveaux très largement inférieurs à ceux prescrits ou imposés par la loi. Mais notre nourriture est-elle plus sûre pour autant ? Il n’est en effet pas prouvé que la réduction des résidus à des niveaux inférieurs à ceux exigés par la loi rende la nourriture plus sûre. Et n’oublions pas que le consommateur souhaite également que les prix restent abordables. Suffisamment de nourriture de grande qualité produite de façon durable et vendue à un prix raisonnable. C’est le souhait de chacun... Et cela signifie qu’il faut chercher le bon équilibre.

Que sont les produits phytosanitaires ?

Les plantes sont toujours menacées. Que ce soit par des moisissures tenaces, des insectes dévastateurs ou l’invasion de mauvaises herbes qui peuvent étouffer la plante. Les produits phytosanitaires ne laissent aucune chance à ces maladies et plaies.

Une alimentation saine et de bonne qualité

Les produits phytosanitaires peuvent être d’origine tant naturelle que chimique (synthétique). Ils protègent les plantes et veillent à ce que les aliments que consomme le public soient sains et de bonne qualité, aient un bel aspect et puissent être conservés plus longtemps. L’industrie des produits phytosanitaires est très novatrice. Des façons de faire mieux et d’augmenter la sécurité sont sans cesse recherchées : pour les planes, pour l’homme et pour l’environnement. C’est ainsi que la plupart des produits sont également actifs à plus petites doses et plus rapidement dégradables dans l’environnement. Les produits sont en outre plus sûrs pour les insectes et organismes non nuisibles que l’en rencontre dans la nature. 

Pourquoi utilisons-nous des produits phytosanitaires ?

Pour pouvoir garantir à chacun une alimentation suffisante, variée et saine. La population mondiale augmente en effet chaque jour de 200 000 personnes (ce qui correspond à un peu plus de 70 millions par an). Si les plantes n’étaient pas protégées contre les plaies, mauvaises herbes et maladies, nous perdrions entre 30 à 40 % de notre nourriture. Les produits phytosanitaires sont donc indispensables.

Pays développés

Les pays développés peuvent précisément profiter grâce aux produits phytosanitaires d’un apport constant de nourriture extrêmement diversifiée et de grande qualité à un prix conforme au marché. Exactement comme nous souhaitons que ce soit et que ça reste ! Le consommateur souhaite toutefois qu’il y ait le moins possible de résidus de produits dans sa nourriture. Il est donc important de trouver ici un équilibre.

Bon pour la santé

Mais ce que beaucoup de gens ne savent pas, c'est que les produits phytosanitaires peuvent justement être bénéfiques pour leur santé. Ils réduisent en effet le niveau de substances nocives issues des moisissures et bactéries en présence dans la nourriture. Cela se traduit par un recul du nombre des intoxications alimentaires. Dans certains cas, ils font également augmenter la valeur nutritive des aliments. Un produit phytosanitaire contre les moisissures fait ainsi augmenter la teneur en protéines des graminées. Bon pour la santé de beaucoup de gens !

Qualité supérieure

Ces produits veillent par ailleurs à ce que nous puissions récolter des plantes de qualité supérieure constante. C’est-à-dire intactes, exemptes d’insectes et avec peu de pertes. Et c’est exactement ce que souhaitent le consommateur, l’industrie de transformation alimentaire et les supermarchés. Les produits phytosanitaires prolongent également la saison de production de nombreuses plantes ainsi que la durée de conservation des aliments. Cela signifie que le consommateur dispose toute l’année d’un choix plus élargi et peut limiter ses déchets. Ce rôle joué dans l’hygiène alimentaire plus l’absence de contamination par les rongeurs, mouches et autres insectes font des produits phytosanitaires un outil important pour la sécurité alimentaire et pour la santé.

Suffisamment de nourriture

Ce que certains ne savent pas, c’est que les produits phytosanitaires sont de nos jours utilisés de façon responsable dans la culture intégrée (Integrated Crop Management, ICM). La base d’une culture arable durable. Les produits phytosanitaires revêtent une importance capitale pour une exploitation optimale des ressources auxiliaires telles que la terre, l’eau et la main-d'œuvre. Sans produits phytosanitaires, nous arriverions moins facilement à produire de la nourriture en quantité suffisante (pour toute la population) et de bonne qualité. Et cela est important pour la planète entière !

Pourquoi reste-t-il des résidus dans nos aliments?

Supposez que vous vaporisez un produit phytosanitaire sur une plante… Au bout d’un certain temps, ce produit est décomposé par un facteur naturel comme le soleil, la pluie et la plante elle-même. Parfois, la récolte a lieu avant que ce processus de dégradation naturelle soit terminé. Des restes (résidus) peuvent ainsi subsister dans la plante.

Résidus

Les résidus se composent du produit chimique d’origine ou des produits de décomposition (métabolites). La technologie moderne permet heureusement de mesurer avec exactitude la quantité de produits qui subsiste dans la plante. Nous pouvons constater des concentrations bien inférieures aux limites fixées par la loi. Le plan de surveillance des résidus de l’Union européenne (2002) dans les produits alimentaires frais et de transformation montre que 95 % de l’alimentation satisfait aux normes légales en matière de résidus. 58 % de la nourriture est même totalement exempte de résidus mesurables. Si les résidus dépassent la limite autorisée par la norme, cela peut signifier que le produit phytosanitaire n’a pas été correctement utilisé. Le mode d’emploi peut ne pas avoir été respecté. Une chose facile à éviter ! 

« Toutes les substances sont nocives et aucune n’est inoffensive ; ce n’est que le dosage qui transforme un médicament en poison. » Paracelsus (1493-1541) : différences avec les produits cultivés traditionnellement (UK FSA, 2000).

Is mijn voedsel veilig om te eten?

Puis-je manger en toute sécurité ?

Savez-vous que les produits phytosanitaires font partie des produits chimiques les mieux étudiés et les plus réglementés au monde ? Ils sont étudiés avec la même intention que pour les médicaments. Vous pourrez lire dans les parties suivantes comment cela a lieu.

 

Étude approfondie

Avant de pouvoir effectivement utiliser les produits phytosanitaires, ils doivent être « admis », selon l’expression consacrée. Cela signifie qu’un organisme gouvernemental indépendante agrée étudie et évalue tous les produits. Un produit ne peut être utilisé que lorsque la sécurité est garantie pour les humains, les animaux et l’environnement. Ce n’est qu’après avoir été admis (et donc déclaré sûr) qu’il peut être commercialisé et utilisé.

 

Procédure transparente

En Belgique, les pouvoirs publics sont responsables de la procédure d’admission. Il s’agit d’une procédure totalement transparente pour le public. Une procédure très minutieuse et approfondie. Le produit est soumis à une série exhaustive d'examens afin de pouvoir établir les risques pour l’homme et l’environnement. L’étude standard pour l’admission d’un produit phytosanitaire comprend plus de 120 examens. La durée de ces examens peut varier d’un mois à cinq ans. L’ensemble du trajet de développement et d’étude d’un produit phytosanitaire peut ainsi prendre jusqu’à huit ans !

 

Certitude pour le consommateur

En tant que consommateur, vous savez donc avec certitude que le produit phytosanitaire utilisé a été testé sous toutes ses coutures et qu’il est sûr pour les humains, les animaux et l’environnement. S’il n’en était pas ainsi, il n’aurait pas été admis.

 

Comment la sécurité est-elle évaluée ?

 

Pour établir si un produit phytosanitaire peut être utilisé dans la pratique, l’organisme gouvernemental compétent (aux Pays-Bas le CTGB) procède à une évaluation des risques pour la santé. Cette évaluation comprend trois volets principaux :

 

a). Déterminer les propriétés dangereuses du produit phytosanitaire et établir une valeur limite censée être admissible pour la santé (norme sanitaire).

Pour déterminer dans quelle mesure un produit phytosanitaire est nocif pour l’homme, de nombreux examens sont effectués. Ces examens portent sur tous les risques éventuels pour la santé (dont le cancer et les effets sur la reproduction). Leur exécution a lieu sous surveillance et conformément à des directives reconnues établies par les pouvoirs publics.

 

Si les examens révèlent qu’un niveau d’exposition n’entraîne aucun effet préjudiciable, cela est indiqué par la mention « No Observed Adverse Effect Level » (NOAEL). Cette norme sanitaire est déterminée par l’application d’un facteur de sécurité d’au moins 100 sur le plus faible NOAEL constaté. Cela est appelé l’ADI (Acceptable Daily Intake ou ingestion quotidienne acceptable) en cas d’exposition chronique (de longue durée). En cas d’exposition ponctuelle (de courte durée) cela s’appelle dose de référence aiguë ou ARfD (Acute Reference Dose). Ce facteur de sécurité de 100 s'est avéré être très fiable pour la protection de la santé humaine.

 

b). Déterminer l’exposition au produit phytosanitaire via la consommation d’aliments.

Pour établir cette exposition, il convient en premier lieu de connaître les éléments suivants :

 

Nourriture : nature et quantité ?

La nature et la quantité de ce que nous mangeons sont estimées sur la base de tableaux diététiques utilisés par les pouvoirs publics. C’est sur la base de sondages sur la consommation de nourriture que sont étudiées les quantités consommées de certains produits alimentaires par les adultes, les enfants et les nourrissons. On sait que les végétariens et certains groupes culturels s’écartent du modèle d’alimentation moyen. Un nombre croissant d’informations sont collectées dans ce domaine.

 

Quantité de résidus :

La quantité de résidus pouvant être en présence dans la nourriture est mesurée par des études de résidus pour toutes les plantes sur lesquels le produit est utilisé. Les tests de résidus sont exécutés conformément aux directives internationales dans les champs, dans les serres et durant la conservation. Ces tests se basent sur le pire scénario. Cela signifie que les niveaux de résidus sont déterminés par des études de produits ayant été soumis à un dosage maximal et à un nombre maximal de traitements. Et de plus avec un traitement aussi prolongé que possible, jusqu’au moment requis avant la récolte pour combattre les maladies et plaies, donc avec un délai de décomposition minimal. En d’autres termes : les études simulent une situation extrême des plaies et maladies que l’on ne rencontre que très peu dans la pratique.

 

c). Comparer l’exposition à la norme sanitaire.

Enfin, les autorités (inter)nationales examinent la possible exposition à la lumière de la norme sanitaire (ADI et ARfD). Cela pour confirmer que le risque est acceptable et que la santé du consommateur n’est pas en danger. Il doit être prouvé que le produit est sûr tant pour une exposition à court terme qu’à long terme.

 

Admis :

Un produit phytosanitaire dans une plante particulière n’est admis sur la base de la loi sur les produits phytosanitaires que si la marge de sécurité est suffisante entre l’exposition escomptée et la norme sanitaire établie. Ce n’est qu’alors que le produit peut être effectivement utilisé dans la pratique.

 

Wat zijn residunormen en hoe worden ze vastgesteld?

Kunnen residuen verder worden verlaagd?

Que sont les normes sur les résidus et comment sont-elles établies ?

 

Les données des études de résidus ne sont pas seulement utilisées pour calculer l’exposition. Nous les utilisons aussi pour établir les normes relatives aux résidus.

 

Qu’est-ce qu’une norme sur les résidus?

La norme sur les résidus est la teneur maximale légalement tolérée en résidus d’un produit phytosanitaire dans la nourriture ou le fourrage. Elle est également connue sous le nom de limite maximale de résidus (LMR). Attention : les normes sur les résidus ne sont pas des normes sanitaires. Elles indiquent les niveaux de résidus dont il est improbable qu’ils soient nocifs pour le consommateur.

 

Comment sont-elles établies ?

Les normes sur les résidus sont dérivées de tests par lesquels un produit phytosanitaire est utilisé de façon maximale pour garantir une bonne récolte même sous la pression élevée de maladies, plaies et mauvaises herbes. Outre la norme sur les résidus, un délai légal de sécurité est prescrit par la loi. Il s’agit de la période minimale entre la dernière application du produit et la récolte. La norme sur les résidus, combinée au délai de sécurité, n’est acceptée que si le niveau de résidus s’avère être acceptable pour le consommateur. Si tel n’est pas le cas, le produit n’est pas admis. Il ne reste plus qu’à adapter l’utilisation du produit de sorte à ce que le niveau de résidu devienne acceptable.

 

Différences au niveau international

Les normes sur les résidus sont établies au niveau national. L’examen porte sur la façon dont le produit est utilisé dans le cadre d’une bonne pratique agricole dans le pays concerné. Chaque pays dispose donc de sa propre norme sur les résidus, qui peut varier d’un pays à l’autre. Toutes les plantes qui sont exportées doivent satisfaire à la norme sur les résidus du pays d’importation. Les normes sur les résidus sont donc également des normes commerciales. Elles constituent souvent un obstacle au commerce. C’est la raison pour laquelle les normes sur les résidus sont actuellement harmonisées en Europe. Au niveau mondial, c'est la commission du CODEX Alimentarius de l’Organisation mondiale de la santé et de l’organisation des nations unies pour l’alimentation et la culture arable (OMS/FAO) qui établit les normes sur les résidus. Ces normes ne sont malheureusement pas reconnues par tous les pays.

 

Une norme sur les résidus est une valeur issue d’un calcul : la formule est élaborée de sorte à ce que la norme définitive sur les résidus soit toujours supérieure à la valeur maximale constatée dans les tests de résidus.

 

Comment les résidus dans les aliments sont-ils contrôlés ?

Avant qu’une plante ou un aliment arrive chez le consommateur, un contrôle du niveau résiduel du produit phytosanitaire utilisé a lieu sur plusieurs points dans la chaîne alimentaire. Ce contrôle est effectué sur la base d’un programme de surveillance établi par les pouvoirs publics. En Belgique, il s’agit de l’AFSCA (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire). L’industrie alimentaire et le commerce contrôlent également les résidus.

 

Pourquoi un contrôle des résidus ?

Le principal objectif du contrôle des résidus est d’établir si la teneur en résidus dans la pratique ne dépasse pas les limites de la norme légale sur les résidus. Cela permet de garantir que le consommateur ne court aucun risque. Le programme de surveillance n’est pas aléatoire mais cible les plantes et les produits alimentaires qui présentent un risque réel de contenir des résidus ou qui ont fait l’objet de questionnements.

 

Échantillons de résidus

Des échantillons de résidus sont régulièrement prélevés dans des produits qui sont utilisés juste avant la récolte ou durant le stockage des plantes. Par ailleurs, notre alimentation de base telle que blé, pommes de terre et lait font l’objet d’une surveillance approfondie. Des échantillons supplémentaires peuvent également être prélevés sur des produits récemment admis.

 

Surveillance internationale

La plupart des gouvernements nationaux procèdent régulièrement à des contrôles pour détecter les résidus de produits phytosanitaires dans les produits alimentaires. C’est ainsi qu’un programme de surveillance a été instauré dans l’Union européenne auquel participent quinze pays membres plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. En 2002, le nombre des échantillons contrôlés en Europe était de 46 000. Les résultats des programmes sont publiés dans chaque pays. À titre complémentaire, l’industrie alimentaire et le commerce procèdent également à des contrôles approfondis des résidus de produits phytosanitaires.

 

Dépassements de résidus

Les dépassements de résidus peuvent causer des inquiétudes auprès du consommateur. Il est bon de savoir que lorsqu’une norme sur les résidus a été dépassée, cela ne signifie pas automatiquement que la santé du consommateur est en danger (voir également la question 12 : « Le dépassement occasionnel d’une norme sur les résidus est-il dangereux ? »).

biologisch geteelde voedingsmiddelen

Est-il possible de réduire encore la teneur en résidus ?

 

L’exposition aux résidus de produits phytosanitaires est très limitée ou nulle. C’est ce que révèlent les programmes de surveillance des résidus. Le consommateur est en outre très bien protégé par la législation actuelle.

 

Culture intégrée. La teneur en résidus dans les aliments dépend du moment où et des circonstances dans lesquelles le produit phytosanitaire a été utilisé. Des méthodes de culture précises telles que la culture intégrée peuvent dans la plupart des cas déboucher sur une réduction des teneurs en résidus. La culture intégrée est un système de culture permettant d’obtenir des produits de grande qualité par des moyens de production économiques et responsables à l’égard de l’environnement et de la société. La culture intégrée évite ou lutte contre les plaies, maladies et mauvaises herbes à l’aide des techniques ou méthodes les plus adaptées. Il peut également s’agir de mesures en matière de technique de culture et de mesures biologiques, biotechniques, mécaniques et chimiques.

 

Culture arable durable

La règle générale pour l’utilisation de produits phytosanitaires dans la culture intégrée est la suivante : « Pas plus que le minimum requis ». En utilisant moins de produits phytosanitaires chimiques, la teneur en résidus dans les aliments doit également chuter. L’utilisation responsable de ces produits dans la culture intégrée est un élément clé de la culture arable durable dans le monde entier. Syngenta soutient activement l’évolution et la mise en œuvre de la culture intégrée.

 

Autres solutions

Quels sont les autres moyens de veiller à ce que le consommateur soit moins exposé aux résidus ? Une partie importante des résidus se trouve dans la partie de la plante que l’on ne consomme pas, par exemple dans la peau des bananes ou des oranges. Les résidus qui subsistent dans les parties comestibles peuvent être réduits ou totalement supprimés en lavant le produit ou en le cuisinant (par exemple par la cuisson). Lorsque des produits phytosanitaires sont utilisés, c'est la plupart du temps dans des dosages et à des fréquences inférieurs à ceux prescrits. Il ne faut pas oublier que les normes sur les résidus sont basées sur une utilisation maximale (pire scénario).

Que dire des produits alimentaires cultivés selon des méthodes biologiques ?

 

Le public pense souvent qu’une nourriture biologique est meilleure et plus sûre qu’une nourriture traitée avec des produits phytosanitaires. Examinons l’ensemble de cette question.

 

Culture arable biologique

La culture arable biologique est une forme de culture arable durable par laquelle aucun produit phytosanitaire synthétique n'est en principe utilisé. L’intérêt et la demande dont les produits biologiques font l’objet ont fortement augmenté au cours des dernières années. Dans de nombreux pays développés, le consommateur achète de plus en plus souvent des produits biologiques, et en quantités de plus en plus importantes. Malgré ce succès, la production biologique reste un marché de niche sur l’ensemble du marché des produits frais et des produits alimentaires.

 

Rendements inférieurs

Les rendements dans la culture arable biologique sont inférieurs à ceux de la culture arable traditionnelle. La culture arable biologique ne peut de ce fait pas être appliquée à grande échelle de façon durable et il n’est pas possible de produire suffisamment de nourriture de qualité à un prix raisonnable. Si toute la population européenne ne devait consommer que des produits biologiques, il faudrait augmenter la superficie cultivée de 28 millions d’hectares. Cela correspond à la superficie totale des forêts de France, d’Allemagne, de Danemark et de la Grande-Bretagne. Il va de soi que cela aurait une influence sur le paysage ainsi que sur la faune et la flore. De tels effets doivent être pris en considération dans l’évaluation de la durabilité d'une méthode de culture.

 

Plus sûr... ?

En ce qui concerne la sécurité des aliments, la Food Standards Agency britannique (l’office des normes alimentaires) estime qu’il n’a pas été prouvé que les produits alimentaires biologiques soient d’un point de vue de la sécurité et de la valeur nutritive différents des produits cultivés selon des méthodes de culture traditionnelles (UK FSA, 2000).

residunormen

Pourquoi les normes sur les résidus varient-elles d’un pays à l’autre ?

La façon dont un produit phytosanitaire est utilisé n’est pas la même dans tous les pays. Cela est lié au fait que les pressions exercées par les maladies et plaies varient en fonction du climat. C’est pour compenser ces écarts que les prescriptions en matière d’utilisation de produits phytosanitaires varient selon les pays. Cela se traduit par des normes sur les résidus différentes. Les normes sur les résidus sont établies sur la base de la présence de résidus constatée lors de tests au moment de la récolte ou après sa conservation. Cela en tenant également compte de la marge de sécurité fixée. Ce n'est que lorsque l’évaluation des risques montre que la norme sur les résidus ne constitue pas un danger pour la santé du consommateur qu’un produit est admis (voir également la question 6 : « Que sont les normes sur les résidus et comment sont-elles établies ? »)

Is een incidentele overschrijding van een residunorm schadelijk?

Que sont les tolérances à l’importation et dans quel but sont-elles utilisées ?

Le terme de « tolérance à l’importation » est la norme sur les résidus d’un produit phytosanitaire qui n’est pas utilisé dans le pays d’importation. Cela est par exemple le cas pour des plantes importées qui ne sont pas cultivées dans le pays d’importation. Pour les Pays-Bas et la Belgique, il s’agit des variétés de fruits exotiques tels que la nectarine, l’ananas et la banane. Des tolérances à l’importation sont également établies pour les produits alimentaires importés d’un pays où les conditions de culture sont différentes et où d’autres produits phytosanitaires sont utilisés. Par exemple pour combattre un insecte que l’on ne rencontre pas dans le pays d’importation.

Les normes sur les résidus pour les produits d’importation sont établies de la même façon que pour les produits de culture domestique. Les produits d’importation sont également surveillés pour contrôler leur conformité aux tolérances à l’importation. Ils peuvent donc être consommés en toute sécurité.

Le dépassement occasionnel d’une norme sur les résidus est-il dangereux?

Dans la plupart des cas, le dépassement d’une norme sur les résidus n’est pas dangereux car cette norme ne correspond pas à la norme sanitaire. Les normes sont en outre établies de sorte à ménager une marge de sécurité importante entre la norme sur les résidus et la norme sanitaire.

Norme très prudente

Les normes sur les résidus sont établies sur la base de tests minutieux effectués dans les champs dans les conditions d’utilisation maximales autorisées du produit, tant en matière de dosage que de fréquence d’application. Ces tests tiennent également compte d’un délai minimal entre la dernière application et la récolte. Les valeurs résiduelles issues des tests sont intégrées dans une formule mathématique utilisée pour calculer la norme sur les résidus. La norme calculée sur les résidus est toujours supérieure à la norme maximale constatée lors des tests dans les champs. L’évaluation des risques pour le consommateur comprend donc une marge de sécurité importante.

Il est important de ne pas oublier qu’une norme sur les résidus n’est pas une norme sanitaire.

La valeur résiduelle ne dépassera la norme que dans un certain nombre de cas :

- Si le mode d’emploi du produit phytosanitaire n’a pas été respecté.

- Si le produit a été utilisé sur une plante pour laquelle il n'a pas été autorisé.

- S’il s’agit d’un produit d’importation pour lequel le pays d’origine a établi une norme sur les résidus différente de celle du pays d’importation. Si un dépassement est constaté, des mesures sont prises pour éviter les risques de répétition.

Si l’autorité belge ou néerlandaise de protection des produits alimentaires et non alimentaires ou une instance similaire dans d’autres pays membres de l’Union européenne trouvent des produits dont les teneurs en résidus présentent des risques, le système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux est déclenché. Ce système lance un avertissement à tous les pays européens sur les produits à trop forte teneur en résidus. Chaque état membre retire alors ces produits le plus rapidement possible du marché. Cette procédure a été établie dans le cadre d’une réglementation.

Hoe zit het met babyvoeding

Qu’en est-il des aliments pour bébés ?

Selon les directives européennes, les aliments pour bébés ne doivent pas contenir plus de 0,01 milligramme de produits phytosanitaire par kilo.

L’utilisation de certains produits dans les graminées utilisées pour la fabrication d’aliments pour bébés est en outre interdite. Il est important de souligner que cette norme sanitaire de 0,01 mg/kg ne repose sur aucune base scientifique. Il s’agit d’une norme généralisée et considérée comme étant sûre. En d’autres termes : applicable à tous les produits phytosanitaires, quelle que soit leur toxicité. Cette norme ne tient pas compte d’un risque effectif basé sur l’exposition.

Bien que le désir de réduire au minimum le niveau de résidus dans les aliments pour bébés soit compréhensible, il convient également de ne pas perdre de vue l’importance du maintien d’un apport constant de produits alimentaires abordables et de grande qualité.

residuen

Que sait-on sur les combinaisons de résidus?

Les consommateurs sont préoccupés par certaines combinaisons de produits phytosanitaires pouvant se renforcer mutuellement et avoir ainsi un impact négatif sur la santé. En ingérant une combinaison de plusieurs produits chimiques, les effets nocifs sur la santé seraient plus importants que la somme des effets des produits phytosanitaires individuels. En 1999,  l’European Committee on Toxicity of Chemicals in Food, Consumer Products and the Environment au Royaume-Uni a étudié les risques présentés par les résidus combinés de produits phytosanitaires et vétérinaires dans les aliments. Cette étude a été conduite à la demande de la Food Standards Agency (l’office britannique des normes alimentaires).

Dans son rapport, la commission conclut que bien que des effets puissent être constatés pour des combinaisons de produits à doses élevées, il n’est pas probable que cela présente un risque pour la santé. Les résultats ont été convertis sur la base des niveaux de résidus bien inférieurs constatés dans les aliments. La commission a toutefois demandé une étude complémentaire sur les effets des combinaisons de produits. Cela est également valable pour les études du type d’effets et de leur action pour des combinaisons de produits phytosanitaires, vétérinaires ou autres produits assimilables.

Où en apprendre plus sur les produits phytosanitaires?

Vous trouverez d’autres informations sur les produits phytosanitaires aux Pays-Bas auprès de la NVWA (Nederlandse Voedsel en Waren Autoriteit - www.nvwa.nl) et du Nederlands Voedingscentrum (www.voedingscentrum.nl) et en Belgique auprès de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire ou AFSCA (www.favv-afsca.be).