On peut distinguer trois grandes sources de risque de pollution des eaux de surface par les produits de protection des plantes :
- La dérive causée par le vent;
- L'entraînement par les eaux de drainage ou par le lessivage;
- Les pertes ponctuelles lors de la préparation de la bouillie.
Diverses mesures de précaution permettent de réduire le risque de contamination des eaux de surface lorsqu'on applique un produit de protection de la culture.
Une de celle-ci consiste à respecter une zone tampon. Une zone tampon est une bande de terrain non traité se situant le long des eaux de surface (ruisseau, étang, mare, fossé humide, canal de drainage).
Le but principal d'une zone tampon est de protéger les organismes aquatiques des produits phytosanitaires pouvant être entraînés par la dérive.
La zone tampon est caractérisée par sa largeur, qui correspond à la distance minimale qu'il faut laisser entre la berge du plan d'eau et la dernière buse du pulvérisateur. En Belgique, les largeurs des zones tampons sont de 2, 5, 10, 20 et 30 m, en fonction du produit.
Les zones tampons des produits sont indiquées sur les étiquettes. Les zones tampons déjà établies sont reprises dans le guide, mais étant donné que l'évaluation des risques pour les organismes aquatiques est toujours en cours, ces données seront certainement sujettes à modifications.
De plus en plus, l'application des produits de protection des plantes les plus dangereux pour les organismes aquatiques sera soumise au respect de mesures plus contraignantes, telles que l'utilisation d'un pulvérisateur particulier, l'utilisation de buses antidérive, l'installation d'une haie faisant écran. En outre, l'utilisation d'un matériel plus performant et/ou l'application de mesures spécifiques pourront permettre de réduire les zones tampons.
Ces mesures sont progressivement introduites et seront mentionnées sur les étiquettes des produits.







