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Protection des plantes
Pourquoi protéger les plantes ?
Un peu d'histoire
Depuis que l'homme cultive les plantes pour se nourrir, les récoltes sont à la merci des attaques des insectes, des champignons ou des mauvaises herbes. Ces attaques ont pour conséquence d'importantes diminutions de rendement, voire des destructions de cultures avec, comme résultats, des problèmes de malnutrition ou de famines (mildiou de la pomme de terre en Irlande en 1845). Dans d'autres cas, les ennemis des plantes sont responsables d'intoxications, voire d'épidémies (problèmes d'ergotisme au Moyen Age). Face aux parasites et aux mauvaises herbes envahissant nos cultures, nos aïeux étaient très démunis. Soit ils subissaient, impuissants, en priant qu'une partie de la récolte soit épargnée, soit ils utilisaient des méthodes de protection peu efficaces et très contraignantes. (Au début du XX ème siècle, les femmes et les enfants devaient ramasser les larves de doryphores en pommes de terre).
Une récolte de qualité
Le rôle de la protection phytosanitaire (fongicide, herbicide, insecticide...) et de ses alliés (insectes utiles, prophylaxie, ...) est uniquement de maintenir les cultures en bonne santé, c'est-à-dire indemnes de parasites. Les plantes peuvent alors se développer normalement et exprimer toutes leurs potentialités, tant quantitatives que qualitatives. Ainsi, un froment au feuillage vert, non desséché par les maladies (septorioses, rouilles, ...), peut correctement remplir ses grains en amidon et en protéines. Un fraisier avec des feuilles saines, non cachées par les mauvaises herbes, donnera des fruits savoureux. En effet, ce sont les feuilles qui, grâce à la photosynthèse, produisent les sucres des fruits. En l'absence d'insecticide ou de fongicide, le jardinier amateur récolte le plus souvent des pommes véreuse (présence de chenilles de carpocapse) ou des tomates pourries (présence de mildiou ou d'alternaria). Qui accepterait d'acheter de tels fruits ?
Un aliment meilleur
La richesse en protéine du froment est indispensable à la qualité du pain (développement harmonieux de la coûte et de la mie). Quand la teneur en protéines devient inférieure à 10%, la farine ne peut plus être utilisée pour la panification. Seulement 16 pucerons par épi suffisent à faire baisser la teneur en protéine de 0.4 point.
Les diététiciens encouragent, avec raison, la consommation fréquente de fruits ... sauf quand ceux-ci sont contaminés par des moisissures , tel Penicillium expansum fréquent sur les pommes véreuses. Ces champignons libèrent une molécule très toxique, la patuline (DL50 = 35 mg/kg), qui se diffuse largement dans la chair du fruit. Il existe de nombreux autres exemples tout aussi parlants.
Les diététiciens encouragent, avec raison, la consommation fréquente de fruits ... sauf quand ceux-ci sont contaminés par des moisissures , tel Penicillium expansum fréquent sur les pommes véreuses. Ces champignons libèrent une molécule très toxique, la patuline (DL50 = 35 mg/kg), qui se diffuse largement dans la chair du fruit. Il existe de nombreux autres exemples tout aussi parlants.
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